Communiqué du Collectif

Après deux manifestations réussies qui ont mené à être reçus plusieurs fois à la Préfecture, le collectif est désormais bien connu et implanté. On continue à recenser, on s’implique dans les différentes mobilisations et on a d’ores et déjà obtenu de nombreuses victoires concrètes de régularisation ainsi que d’autres revendications cruciales (voir plus bas). Mais face au racisme d’Etat et la répression qui s’en suit, on ne s’arrête pas la! Un nouveau dépôt collectif s’est fait le 13 avril, une réunion chaque semaine ( Tous les mardis en salle 4.04, Bat. 4, Fac de Sciences UM2) et un débat-concert de soutien est prévu pour le jeudi 3 mai. La lutte continue et s’amplifie !

A la suite de demande de demandes de régularisation du collectif des étudiant-es étranger-es à Montpellier, l’heure est au premier bilan. Nous sommes fiers d’annoncer que sue 4 des OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) qu’on reçu des étudiants, 3 ont été retirées à la suite du dépôt collectif. La majorité des demandes de titre de séjour a, quand à elle, été obtenue une semaine après le dépôt.  Grâce à l’action du collectif, nous avons réussi à obtenir que soit mis en place un service de pré-accueil pour les étrangers de 9 h à 12 h,  l’obtention automatique d’un récépissé, une réduction de leurs délais d’obtention (un maximum de 15 jours), et d’une plus longue durée (passé de 3 à 4 mois). Les universités auront désormais la possibilité de délivrer des pré-inscriptions. Enfin pour les étudiants algériens, une réduction des délais d’attente pour la visite médicale à l’OFII à été obtenue. La mobilisation que nous avons enclenchée voilà maintenant 4 mois s’est avérée payante. Mais on ne s’arrêtera pas de sitôt !  La délivrance de titres de séjours pluriannuels ainsi que d’autres revendications, sont désormais à obtenir, et il n’est pas question de les laisser passer.
De nouveaux jugements injustes d’étudiants auront également lieu prochainement et le soutien et la mobilisation seront indispensables.

Ces premiers résultats ne sont qu’un début et il est clair qu’ils n’ont pas été accordés docilement  par la préfecture. Le « dialogue » établi nous à montré à maintes reprises la mauvaise foi des administrations en charge des étranger-es, nous assénant sans cesse que les problèmes subis par les étudiant-es ne sont que de vagues problèmes techniques. En réalité, les étudiant-es sont tous et toutes livré-es à eux-mêmes et victimes d’une volonté étatique raciste relayée par la préfecture, empêchant ainsi toute personne de circuler, d’étudier, de s’installer ou de travailler sans entrave sur le territoire. Tout ce que nous avons obtenu, c’est grâce à une lutte menée par les personnes directement concernées et soutenue par un grand nombre d’individus de personnes solidaires.

Pour obtenir nos revendications, seule la construction d’un rapport de force et d’une mobilisation d’ampleur sera la solution. De ce fait, nous devons être le plus nombreux possible à les porter. Français, immigrés, étudiants ou non… C’est seulement dans la solidarité et dans la lutte que nous les obtiendrons !

Nous, collectif des étudiants étrangers de Montpellier, continuerons à nous mobiliser contre le racisme d’Etat et l’appareil de répression que doivent subir tous les sans-papiers. Nous revendiquons un accès à l’éducation pour tous et toutes, la liberté de circuler pour tous et toutes et la liberté de s’installer pour tous et toutes. Nous continuerons donc les manifestations, rassemblements et dépôts collectifs, jusqu’à ce que la totalité de nos revendications soit entendue et appliquée. A savoir : L’abrogation des circulaires Guéant, l’arrêt immédiat des expulsions, le retour à la gratuité du titre de séjour, la régularisation de tous et toutes les sans-papiers.

Le Collectif des Etudiants Etranger à Montpellier

La lutte paie – Ensemble.

 21/04/2012 KEVIN EST LIBRE !

http://fa86.noblogs.org/?p=5379

http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2012/04/21/Kevin-remis-en-liberte-par-un-juge

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ça s’est passé à Poitiers :

« LES PASSAGERS DE L’AVION TORPILLENT L’EXPULSION DE KEVIN »

 » Il devait rejoindre la République démocratique du Congo hier. Contre son gré. Les passagers du vol Air France à destination de Kinshasa ont torpillé l’opération. Pendant deux heures de forte tension, le face-à-face s’est poursuivi avec les forces de l’ordre pour empêcher l’expulsion de Kevin Kimpéfé, un lycéen poitevin de 19 ans. … »

Suite de l’article :  http://juralib.noblogs.org/2012/04/20/nique-le-racisme-detat-bas-les-pattes-sur-kevin-kimpefe/

Toujours pas de titre de séjour!

Étudiants étranger: toujours pas de titre de séjour!
Le collectif fait un recensement des étudiants qui n’ont toujours pas reçus de titre de séjour, et dont le récépissé n’a pas été renouvelé. Plusieurs personnes sont dans ce cas, cela pause de nombreux problèmes: problème de libre circulation, impossible de voyager à l’étranger et de visiter sa famille pendant les vacances scolaires, problème pour trouver un stage dans le cadre des études, problème dans le cas de contrôle policier, problème de tranquillité personnelle
Si vous êtes dans ce cas, contactez le collectif et rejoignez le pour faire valoir vos droits.
Mail:  coll.etudiantsetrangers.mtp@gmail.com

Une famille sans-papiers arrêtée… après avoir été hébergée par la préfecture

« A la rue, une famille kurde d’Azerbaïdjan avait obtenu, par décision du tribunal administratif, que la préfecture du Rhône lui fournisse un hébergement le 6 avril dernier. Deux jours après son relogement à l’hôtel, le préfet a fait arrêter toute la famille pour la placer au centre de rétention. »

http://www.rue89lyon.fr/2012/04/13/famille-sans-papiers-arretee-apres-avoir-ete-hebergee-par-prefecture/

RASSEMBLEMENT !

  • Vendredi 13 avril:

A 11h30 une délégation du collectif aura une entrevue avec des responsables de laPréfecture de l’Hérault (Montpellier). A l’ordre du jour, la liste remise par le collectif à la directrice de l’Immigration et de l’intégration, et qui contient les noms et prénoms d’étudiants qui n’ont toujours pas reçu de titre de séjour étudiant, et d’étudiantsconcernés par la circulaire Guéant et/ou ayant reçu une OQTF (Obligation de quitter le territoire).

A Cette occasion un rassemblement est prévu devant la préfecture (à 11h30). Pour la libre circulation des personnes.

Lettre Ouverte à Pierre-­Etienne Bisch, préfet de la région Alsace, préfet du Bas-Rhin

« Monsieur le préfet,

Depuis plusieurs mois les services de la Préfecture du Bas-Rhin mettent en oeuvre sous votre autorité une politique d’expulsion massive des étudiants étrangers, de non renouvellement des titres de séjour et de refus de délivrance d’autorisations de travail. Cette politique s’exerce aujourd’hui sans discernement, touche des étudiants de toutes nationalités, régulièrement inscrits à l’université, et les contraint à interrompre leurs études en cours d’année universitaire. Elle affecte aussi des personnels de notre université et leurs conjoints, des doctorants ou des jeunes chercheurs ainsi que des étudiants en fin d’étude qui disposent d’un emploi, et auxquels vos services refusent de plus en plus souvent une autorisation de travail.

Par ailleurs, toujours sous votre autorité, le nombre des arrestations se multiplie, y compris dans les cités universitaires, semant la peur sur notre campus. Mais ce sont encore les procédures administratives de renouvellement des titres de séjours qui sont devenues une intolérable course d’obstacles, laquelle désespère les étudiants les plus courageux et les conduit aujourd’hui à quitter notre université et notre pays pour ne plus y revenir. Nous observons enfin que vos services s’arrogent des droits d’évaluation du cursus des étudiants alors que ceci relève des seules compétences de l’Université et de ses enseignants.

Tous ces faits sont graves. Ils portent atteinte non seulement à l’image et à la tradition d’accueil de notre ville et de notre université, mais aussi à la liberté d’accès au savoir ainsi qu’aux Droits de l’Homme. Cette politique d’exclusion est source de nombreux maux pour des étudiants qui ne sauraient vivre plus longtemps dans la peur permanente de l’arrestation, parfois dans une clandestinité forcée, et constamment dans l’angoisse d’une interruption d’études ou d’une perte totale de revenus, surtout quand cette politique s’applique aux étudiants les plus démunis et qui ont fait les plus grands sacrifices pour venir étudier dans notre pays.

Le conseil d’administration de l’UdS vous a fait connaître, Monsieur le Préfet, et ceci à l’occasion de plusieurs motions, l’inquiétude de notre communauté ainsi que ses prières insistantes pour que vos services oeuvrent avec plus de discernement et plus de respect pour le droit des étudiants. Nous en appelons une nouvelle fois à votre sens de la mesure et à un peu plus d’humanité.

Mais ceci ne saurait suffire. Face à la gravité d’une situation qui crée aujourd’hui des préjudices irréparables, face à la très vive émotion de notre communauté et au-delà, devant l’indignation de nombreux citoyens attachés à nos valeurs républicaines, nous vous prions avec solennité de mettre en oeuvre dans les meilleurs délais un moratoire sur toutes les procédures administratives d’expulsion engagées contre les étudiants régulièrement inscrits à l’Université de Strasbourg. Nous vous demandons encore de faire cesser les arrestations en cité universitaire. Nous vous invitons enfin à reconsidérer vos critères de délivrances des autorisations de travail.

Veuillez recevoir, Monsieur le Préfet, nos meilleures salutations.

Cette lettre ouverte a été rédigée à l’initiative des associations et organisations suivantes : UDEES, AFGES, UNEF, ADDAL, SUD Etudiants, SUD Education UdS, A et I-UNSA, SNPTES-UNSA, SGEN-CFDT, SNPREES-FO, SES-CGT, SNTRS-CGT, SNESUP-FSU, SNCS-FSU, SNASUB-FSU. »
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