Lyon: pour la défense des étudiant-e-s sans papier, réunion et pot de rentrée du RUSF

   Au mois de juin dernier et au bout d’une mobilisation collective menée par le collectif des étudiants sans papiers de Lyon, le RUSF, des associations et syndicats, une demande de régularisation collective fut déposée à la préfecture. Sur les dix proposées, seules deux ont obtenu gain de cause ; ce n’est pas assez et il y a évidemment plus de personnes en situation irrégulière et précaire

Contre la logi­que indi­vi­duelle d’examen de cas par­ti­cu­liers dans le trai­te­ment des déli­vran­ces de titre séjour par les pré­fec­tu­res qui cher­che­rait à en vider le ver­sant poli­ti­que, nous oppo­sons la mobi­li­sa­tion mas­sive et popu­laire pour per­met­tre la régu­la­ri­sa­tion de tous les sans-papiers.

Il aurait été naïf de croire que la situa­tion chan­ge­rait fon­da­men­ta­le­ment avec l’alter­nance poli­ti­que : depuis l’arri­vée au pou­voir de la gauche, les Obligations à Quitter le Territoire (OQTF) ont conti­nué d’être envoyées, les expul­sions se sont pour­sui­vies, les dis­cours sécu­ri­tai­res et racis­tes n’ont pas cessé. Le déman­tè­le­ment des camps de roms de cet été est dans la conti­nuité du dis­cours sécu­ri­taire et raciste de Sarkozy à Grenoble en 2010.

Après plus de cinq années d’exis­tence, le RUSF dénonce la dégra­da­tion cons­tante des condi­tions de vie des étudiant-e-s étrangers/ères en France. La poli­ti­que de cri­mi­na­li­sa­tion des étrangers/ères menée par l’État et les dif­fé­rents gou­ver­ne­ments, la mise en place du sys­tème Campusfrance, les limi­tes posées à l’accès au loge­ment et aux aides socia­les, l’intru­sion de la pré­fec­ture dans les déci­sions péda­go­gi­ques, l’ensem­ble des mesu­res de sélec­tion mises en place, par­ti­ci­pant à l’ins­tal­la­tion d’un climat xéno­phobe et natio­na­liste, s’oppo­sent à la réa­li­sa­tion d’un par­cours d’études serein.

Le RUSF exige que soit mis un terme à la xéno­pho­bie orga­ni­sée et tra­vaille à établir des condi­tions d’accueil dignes et une égalité des droits pour tout e-s les étudiant-e-s. Le RUSF n’aura de cesse de lutter tant que ces poli­ti­ques ne seront pas aban­don­nées. En consé­quence, nous reven­di­quons et reven­di­que­rons :
- l’égalité des droits entre étudiant-e-s fran­çais-es et étrangers/ères
- l’aban­don de la sélec­tion par les pré­fec­tu­res, Campusfrance et les consu­lats
- l’arrêt du contrôle des titres de séjour pour l’ins­crip­tion à l’uni­ver­sité
- qu’une carte d’étudiant donne droit à une carte de séjour
- le sou­tien à la créa­tion de réseaux de soli­da­rité avec les étudiants étrangers
- la régu­la­ri­sa­tion de toutes les per­son­nes sans papiers, la liberté de cir­cu­la­tion et d’ins­tal­la­tion.

Le RUSF, par ses per­ma­nen­ces et ses mobi­li­sa­tions, sou­tient les étudiants sans-papiers et entend réaf­fir­mer ainsi la voca­tion uni­ver­selle de l’uni­ver­sité : étudiants étrangers, ni sélec­tion ni expul­sion.

Pour ces rai­sons, nous invi­tons les étudiant-e-s étranger-e-s à un pot réu­nion de ren­trée le 19 novem­bre à 19h sur le campus des quais de Lyon II ( rendez-vous au 4 bis rue de l’uni­ver­sité).

La soli­da­rité est notre meilleure arme, alors venons en nombre pour lutter ensem­ble contre la xéno­pho­bie et le racisme d’État !

RUSF69 : Permanence juri­di­que les 1er et 3e lundis de chaque mois de 17h 30 à 19h à la Bourse du tra­vail, métro Guichard. rusf69@riseup.net http://rusf.org Tél. à tout moment : 06 13 42 40 07

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P.-S.

Dans les cent premiers jours d’Hollande au pouvoir et du gouvernement socialiste, l’abrogation de la circulaire Guéant fut montrée comme une rupture avec les politiques antérieures du gouvernement Fillon-Sarkozy. Bien que nous ne puissions qu’approuver une telle décision, cela reste un coup de communication politique qui ne remet nullement en cause tout le dispositif s’opposant à la liberté de circulation puisque cette circulaire ne s’adressait qu’aux étudiant-e-s étranger-e-s les plus diplomé-e-s (Master 2, Grandes Écoles), leur barrant encore plus l’accès à un emploi au nom de la « maîtrise de l’immigration professionnelle » sous fond de montée du racisme. De plus, cette circulaire ne venait que s’ajouter à l’ensemble de dispositions légales dont dispose déjà l’État pour stigmatiser et expulser les étudiant-e-s étranger-e-s.

Article de: http://rebellyon.info

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INFORMATION À L’ATTENTION DE LA COMMUNAUTÉ UNIVERSITAIRE

Toulouse: Un étudiant a été sauvagement agressé (tombé dans le coma) par un groupe de fasciste (extrême droite). Ce même étudiant est également victime de la politique étatique d’exclusion qui prive les individus de leur droit à la libre circulation, puisqu’il est sans papier et qu’ils veulent l’expulser du « Territoire Français ».

 

Le 31 mars 2012, Andrés PARDO, étudiant en Master 1 d’anthropologie sociale et
historique à l’EHESS et à l’Université de Toulouse le Mirail, a assisté à un concert
place Arnaud Bernard à Toulouse. En quittant les lieux, il fut violemment agressé
par un groupe fasciste venu sur la place en faisant le salut nazi et rouant des
coups clients, restaurateurs et passants. Andrés, le crâne cassé et dans le coma, a
fini sa soirée à l’hôpital, victime d’une violence gratuite et ignoble.

Au moment des faits, Andrés était sous le coup d’une Obligation de Quitter le
Territoire Français (OQTF) à cause de laquelle il avait perdu son travail ainsi que son logement. Son agression est donc venue aggraver davantage sa situation déjà
affaiblie : à présent, il fait face aussi à des problèmes de santé ayant des
répercussions sur tous les plans de sa vie quotidienne.

Après deux mois et demi passés dans un clinique spécialisée, il poursuit sa
rééducation à domicile. Il souffre de ce que l’on appelle les séquelles invisibles d’un
traumatisme crânien (épilepsie, pertes de mémoire, de l’équilibre, de l’audition…)

Face à cet acte insensé, nous ne pouvions pas rester indifférents et avons ainsi formé
un comité de soutien qui se mobilise pour que justice soit faite pour Andrés. Cela
signifie, à notre sens :

1. Qu’il puisse finir son projet d’études dans de bonnes conditions, c’est-à-dire, que
son OQTF soit levée et qu’un titre de séjour définitif lui soit octroyé.

2. Qu’il puisse bénéficier d’un logement digne et adapté pour finir sa rééducation
ainsi que de moyens pour subvenir à ses besoins tant qu’il ne pourra pas le faire
tout seul.

3. Que les circonstances de son agression soient clarifiées et que les responsables
de celle-ci soient condamnés.

4. Qu’il existe un débat public sur la xénophobie qui condamne fermement les
idéologies de haine et qui donne aux victimes la reconnaissance qu’elles méritent.
L’agression d’Andrés n’est pas un simple fait divers et elle ne peut pas
tomber dans l’oubli. Nous nous devons d’agir pour que ces violences ne se
reproduisent plus.

À ce jour, mi-septembre 2012, l’état des faits est le suivant :

1. L’OQTF qu’Andrés a reçue n’est toujours pas levée malgré les démarches
entamées.

2. Andrés est hébergé temporairement mais n’a pas encore un logement définitif. Il
ne peut toujours pas travailler car, d’une part, sa santé ne le lui permet pas et,
d’une autre part, l’OQTF pèse toujours sur lui. Nous nous mobilisons pour l’aider à
subvenir à ses besoins de première nécessité et à payer ses frais juridiques
(appel à solidarité, caisses de soutien et d’autres actions).

3. Des arrestations ont eu lieu dans le local connu comme L’Oustal, la soi-disant
« maison de l’identité toulousaine ». Le président de cette dite « association »,
attachée au groupement néo-fasciste Bloc Identitaire, se trouve à ce jour en
détention. Cependant, malgré les accusations gravissimes qui pèsent sur certains
de ses membres et les condamnations pour provocation à la discrimination
nationale, raciale et religieuse que ceux-ci ont reçues dans le passé (cf. La
Dépêche du 07 et 28 juin 2012), L’Oustal est resté bel et bien ouvert pendant des
mois.
Ce local a annoncé sa « soirée de clôture » pour le 21 septembre 2012 mais
parallèlement la presse dévoile une alliance entre eux et un autre groupe néo-
fasciste hyper violent : les Jeunesses Nationalistes. Par cette alliance, ils
ouvriront une section locale dans notre ville (cf. Toulouse Actu du 13/09/12).

4. Nous avons lancé l’initiative Tourne le dos à la haine dont le but est d’ouvrir le
débat public sur les discriminations et les violences. Notre première activité est la
création des cartes postales transmettant un message d’ouverture, bienveillance
et non-violence. Les fonds recueillis seront versés à Andrés. Nous organiserons
d’autres événements durant l’année.

Pour en savoir plus    
justicepourandres.blogspot.fr,
tourneledosalahaine.blogspot.fr
ET sur Facebook.
Nous écrire :
lesamisdandres@gmail.com

Vous souhaitez faire un don ?
Merci de l’adresser
à l’attention de
M. Manuel Andrés PARDO
Association ATRIA
Université de Toulouse Le Mirail
Pavillon de la recherche
5, allées Antonio Machado
31058 – Toulouse Cedex 9

N’ATTENDONS PAS QU’IL Y AIT D’AUTRES VICTIMES POUR AGIR !

Toulouse, le 17 septembre 2012

Le service accueil international du PRES Montpellier (Pôle étudiant)…

Montpellier : Le service accueil international du PRES , sur son site internet (http://www.pres-univ-montp.fr/002/accueil.php) se présente comme un service qui  assure « une véritable stratégie d’accueil des étudiants internationaux visant à leur garantir les meilleures conditions pour leur réussite ».

Les étudiants internationaux  sont contraints de s’y rendre pour avoir un titre de séjour (voir les conditions d’obtention ci-dessous) et pouvoir circuler « librement » en France et dans l’espace Schengen par la même occasion.

Pour déposer un dossier au PRES, il faut prendre  rendez-vous sur le site (www.pres-univ-montp.fr), les réservations se font semaine par semaine et les étudiants qui souvent s ‘y rendent pour renouveler leur titre de séjour périmé se voient passer plusieurs semaines sans papier valable avant d’avoir un simple rendez-vous. De plus, la préfecture s’était engagée à ce que ses représentants soient présents au niveau du PRES et qu’ils renseignent les étudiants sur l’avancée de leur dossier, vu qu’ils sont les seul habilités à le faire. Mais selon plusieurs témoignages d’étudiants, les représentants de la préfecture au niveau du PRES sont peu nombreux (plusieurs parlent d’un seul représentant) et les étudiants se voient refuser l’accès à ces personnes. Ils repartent donc sans aucune information sur l’avancée de leur dossier.

La préfecture doit tenir ses engagements pris lors des entrevues avec des membres du collectif, et les étudiants internationaux doivent s’organiser pour faire valoir leur droit à la liberté de circuler, d’étudier et de s’installer. Prochaine réunion, Mercredi 28 Novembre, 18h30 au local de Solidaires, 23 rue Lakanal , quartier des beaux arts, Tram ligne 1 Louis Blanc. .

Les conditions de délivrance des titres de séjour étudiants telles qu’elles sont formulées sur le site du PRES de Montpellier

RENOUVELLEMENT de Titre de Séjour
Etudiant ou Stagiaire
Aucun dossier incomplet ne sera accepté
Les dossiers doivent être déposés par l’étudiant en personne, dans les 2 mois précédant l’expiration du titre
Apporter IMPERATIVEMENT les documents ORIGINAUX ET les PHOTOCOPIES lisibles
(tous les documents en langue étrangère doivent être traduits en français par un traducteur assermenté auprès des tribunaux français)
Le dépôt des dossiers s’effectue exclusivement sur rendez-vous (www.pres-univ-montp.fr) à :
L’Accueil International du
PRES-Sud de France
163,Rue Auguste Broussonnet (Institut de Botanique) à Montpellier
Liste des pièces à fournir :
o Photocopie de la dernière carte de séjour RECTO VERSO et pour les titulaires de VLS-TS (visas long
séjour- titre de séjour) photocopie du visa d’entrée en France et de la vignette OFII
o Passeport en cours de validité + photocopies des pages : état civil, validité, tampons d’entrée en France et toutes pages écrites
o 4 photographies d’identité aux normes parfaitement identiques et récentes, sur fond clair (pas de fond blanc) et neutre, regard droit face à l’objectif, tête découverte, aucun lien dans les cheveux, visage et cou dégagés
o Les 2 cartons (Bleu et rose) timbrés et libellés à votre nom et adresse dans l’Hérault. (fournis au moment du dépôt à l’accueil international du PRES)
o Une enveloppe timbrée et libellée à votre nom et adresse dans l’Hérault.
Justificatif de domicile daté de moins de trois mois :
o Quittance de loyer avec tampon de l’agence OU
o Facture EDF/Gaz/Télécom/Internet/Portable OU
o Contrat de location
o Si vous êtes hébergé: Attestation datée et signée de l’hébergeant + un justificatif de domicile de moins de 3 mois au nom de l’hébergeant + carte d’identité de l’hébergeant
Justificatif de ressources mensuelles personnelles au moins égales à 615€ :
o Attestation de bourse OU
o Relevés bancaires des trois derniers mois faisant apparaître les virements mensuels (615€/mois) OU
o attestation de la banque chiffrée tamponnée, signée et datée de moins de trois mois faisant apparaître un montant créditeur au moins égal à trois mois de ressources exigées
o Si vous êtes pris en charge financièrement par votre hébergeant : produire les justificatifs de ressources personnelles hors prestations sociales du garant (trois derniers bulletins de salaire et dernier avis d’imposition de la personne qui vous prend en charge)
o Si vous exercez une activité professionnelle : produire le dernier bulletin de salaire
Cursus étudiant/stagiaire :
o Diplômes ou résultats obtenus à l’issue de l’année précédente (si vous étiez doctorant, fournir une copie de l’inscription de l’année précédente seulement)
o Certificat de scolarité (ou préinscription validée par l’établissement) pour l’année en cours ou attestation de stage tripartite (université + entreprise + intéressé(e)) avec la durée.)(Pour les doctorants inscrits depuis plus de 4 ans, fournir une attestation du directeur de thèse stipulant l’état d’avancement ainsi que la date de soutenance prévue)
+ Si vous êtes marié(e) merci de joindre un certificat de mariage traduit en français par un traducteur assermenté
+ Ressortissants européens uniquement : Attestation d’assurance maladie en cours de validité
Les droits et taxes exigés seront perçus à la remise de la carte de séjour.